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Tribune – Politique des réalités – CE QUE REVELE LA TOURNEE DE SAMA LUKONDE A L’EST DU PAYS : Politoscopie d’une stratégie gagnante dans un contexte récessif

Nous avons décidé de suivre à la lettre les actions du Premier ministre de la République Démocratique du Congo, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, au regard de la curiosité que sa nomination avait suscité mais surtout, du fait des phénomènes politiques qui se déroulent dans son sillage et qui nous font croire que l’adage de Pierre Corneille, dans Le Cid (1636), qui fait dire à Rodrigue : « Je suis jeune, il est vrai ; mais aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années », n’est pas un facteur de succès ou encore, une vue de l’esprit. Notre observation de son action à la tête du Gouvernement de la République nous a amené à observer des phénomènes étranges qui relèvent du miracle Congolais et qui exigent une grande attention pour des analyses appropriées. Il existe une forme de baraka qui accompagne l’actuel Premier ministre au point que ceux qui sont initiés à l’analyse profonde se rendent bien compte de la conduite d’en haut que bénéficie le pays actuellement.  Avant de revenir aux leçons de la dernière tournée de Sama Lukonde, laissez-nous vous montrer en illustration de quoi nous parlons quand nous disons qu’il existe des personnes sous une étoile extraordinaire. Quand il fut désigné Directeur Général de la Générale des Carrières et des Mines (Gécamines S.A. – Société d’Etat), il a attendu plus d’une année pour prendre ses fonctions à la tête de cette méga entreprise, fleuron de l’industrie minière Congolaise. Finalement, il prend ses fonctions alors que l’entreprise connaît beaucoup des mois d’arriérés de salaires et le climat est plus au découragement qu’à l’enthousiasme du renouveau. Lui-même, selon des proches, est confiant mais ne sait pas comment agir face à cet héritage lourd. Alors qu’il fait la remise et reprise et qu’il s’assoie dans son siège pour commencer une nouvelle aventure, un message lui est envoyé pour l’informer qu’à l’instant même la Banque venait d’encaisser une créance importante, qui datait des plusieurs mois alors que des doutes pesaient sur cette solvabilité. Il reçoit ce premier signe du ciel qu’il faut y aller et que des solutions seront trouvées à chaque fois que nécessaires. En bon chef, il a apuré les arrières et a ramené au sein de cette entreprise une paix sociale qui était nécessaire au retour de la production. Cette forme de sagesse va le poursuivre quelques mois après quand il sera nommé Premier ministre, malgré sa relative jeunesse, il y a une forme d’unanimité autour de son nom. Des grands politiques, aux jeunes en passant par des catégories sociales diverses, tout le monde félicite le Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour ce choix de Premier ministre. D’où lui viennent tous ces appuis ? Peut-on largement s’interroger. C’est ici le lieu de dire aux compatriotes que les hauteurs lumineuses, le Créateur à qui le président de la République avait confié la direction de cette Nation est certainement à l’ouvrage pour utiliser les mains « humbles » des Congolais qui veulent servir leur Nation et qui sont au service du bien-être collectif, de la vérité et du progrès. Notre mental n’est pas encore formaté pour intégrer les questions spirituelles dans la gouvernance au quotidien, et pourtant chaque congolais demande à Dieu d’agir pour améliorer son quotidien.  A peine qu’il est en poste, certains doutes sont formulés quant à sa capacité de conduire les affaires de l’Etat et de peser sur l’échiquier national. Aujourd’hui, plusieurs mois après, ses propres Ministres ne démordent pas pour exalter son caractère policé et ferme, ses manières respectueuses mais fixées sur le résultat. En donnant à chaque personne qui le sollicite un respect sincère, il a introduit dans les mœurs politiques le respect, la bienveillance et le travail, s’éloignant ainsi de cette culture des insultes qui pollue l’espace public et qui réduit le prestige national.

Œuvrant en silence, dans l’efficacité que confère la concentration, Sama Lukonde ne veut pas être distrait des missions lui confiées par le Chef de l’Etat et qui sont en accomplissement parfait au regard juste d’un indicateur à titre illustratif. Comment peut-il aller vers la représentation nationale avec un budget de près de 14 milliards de dollars américains ? Cette performance ne relève-t-elle pas de ce miracle de cette conduite d’en haut dont on parle sous l’ère Fatshi (Ndlr : Surnom de Félix Tshisekedi) ? A chacun son angle de perception et sa force de conviction, sinon Sama Lukonde dans la simplicité de son personnage sans aspérité, est en voie de devenir l’un des acteurs majeurs de la renaissance Congolaise sous le leadership du Chef de l’Etat. Et dans cette optique d’un homme qui provoque des changements positifs, il a fallu que l’on scrute pas à pas ses déplacements à l’Est du pays pour nous rendre compte que la méthode de gestion basée sur la vérité fut aussi appliquée et que désormais quelque chose de substantielle va monter en puissance pour mettre fin à ce cycle de violence qui pollue la vie du pays et des compatriotes dans la partie orientale du pays.

Bunia, l’épicentre d’un trafic de la violence

C’est le 21 septembre dernier que le Premier ministre avait foulé pour la nième fois le sol du chef-lieu de la province de l’Ituri avec pour ambition de s’approcher davantage de la vérité qui déclenchera le processus du retour à la paix dans cette partie du pays. D’entrée de jeu, il a fixé la méthode qu’il lui sied si bien, d’écouter les acteurs concernés et de décider sur base des faits et non sur fond de spéculation et surtout, en poursuivant comme c’est l’habitude dans cette crise des motifs mercantiles. La presse consultée à cet effet informe que le Chef du Gouvernement avait déclaré que : « les échanges que nous allons avoir avec les autorités militaires et aussi les forces vives de la province de l’Ituri pourront mieux orienter les actions de la paix que nous recherchons dans cette province ».

En abordant cette tournée sur base de cette approche d’intégration dans la prise de parole par les concernés, le Premier ministre a libéré la parole et a laissé monter jusqu’à lui les faits non encore décortiqués par la conscience d’Etat, des faits qui peuvent expliquer  les couacs dans le processus de paix. En  effet, depuis des années, les différents processus de paix dans cette partie du pays s’étaient toujours bien déroulés dans les premières phases à savoir : le cessez-le-feu, la signature des accords… Mais là où les choses se compliquent, c’est la réinsertion dans les communautés des anciens combattants. Ces activités insuffisamment financés n’ont pas réussi à stabiliser ces jeunes qui, après leur retour à la vie civile, ont vite fait de reprendre la Kalatch pour se mettre encore au service des projets morbides. Conscient de cette situation qui relève du souterrain du dossier et qui montre le fond de la problématique, le Premier ministre Sama Lukonde a réitéré l’offre du Gouvernement aux groupes armées pour qu’elles puissent profiter du Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation en RDC (P-DDRCS), le quatrième programme DDR en RDC, créé en juillet 2021, par le Président Félix Tshisekedi. Cette bonne disposition du Gouvernement devait être comprise comme la volonté de prendre en charge ceux des groupes qui acceptaient de déposer les armes. Nous savons que cette partie du pays est ravagée par les actes répréhensibles de la Coopérative pour le développement du Congo (CODECO) et des Allied Democratic Forces, en français « Forces démocratiques alliées ».  Le Premier ministre a abordé un autre sujet des plus préoccupants, notamment celui du  retour des déplacés qui doivent rentrer dans leurs milieux d’origine pour qui des conditions de sécurité doivent être  assurées. Cette situation des combattants est vivement ressentie dans la chefferie de Kamate ou plusieurs combattants qui ont manifesté la volonté de se rendre pour leur désarmement, redoutent actuellement d’être abandonnés par le Gouvernement, une fois cantonnés dans les centres d’encadrement faute des moyens qui caractérisent le processus de désarmement.   On saisit  combien il est essentiel que cet aspect ait pu être mis à jour devant le Chef du Gouvernement pour que des mesures idoines soient prises et que la société blessée, par ses fils égarés, soit guérie par l’effort du pardon et de la reconstruction. Comment faire pour sortir de ces sentiers de la violence  sans entrer au cœur de la tragédie ? Il  a fallu aller à la rencontre de cette histoire triste qui brise des millions des congolais.

Bunagana, aux frontières de détresse

Bunagana, poste frontalier entre la RDC et l’Ouganda. Photo Droits tiers

Après Bunia, le Premier ministre est arrivé à Goma, chef-lieu de la province martyre du Nord-Kivu, où en plus des efforts qui sont menés sous l’état de siège, Bunagana située à 90 kilomètres de la capitale provinciale est le symbole de cette logique des maîtres chanteurs qui estiment que le Congo leur doit des prébendes et qu’ils peuvent obtenir ceux-ci même par la violence et la mise en danger de la vie des paisibles citoyens. Conscient de la gravité de cette situation, Sama Lukonde dira, selon les témoignages des plusieurs médias, des propos forts : « Nous poursuivons notre mission. Il faut noter que cette province est en état de siège et surtout, avec l’agression du Rwanda, elle est confrontée à des situations difficiles. Nous tenons à apporter notre soutien non seulement à nos forces armées, aux autorités en place mais surtout, échanger avec toutes les forces vives de la Nation pour leur ressenti ».

On comprend que le Chef du Gouvernement, dans cette séquence, devait prendre en compte le destin des autres localités comme Jomba, Busamba, Kisigari … qui sont sous contrôle des combattants du Mouvement du 23 Mars (M23). Faire face aux familles qui se sont réfugiées en Ouganda et qui furent refoulées. En allant au cœur de ces problématiques humaines qui sont la source de la déstabilisation de l’Est du pays , le Premier ministre a certainement compris que des solutions économiques et sociales seront un atout à l’avancée politique et militaire, que des vies seront sauvées si le pays va à la rencontre de ses plus grandes fragilités et qu’il extirpe l’hypocrisie marchande qui bloque la mise en place des procédures durables et efficaces au sein de la région.

Sama  Lukonde, par sa présence, a ainsi permis aux compatriotes de dévoiler les vrais freins au retour à la paix. Il est désormais possible au travers des communautés concernées d’ouvrir la porte de la réintégration des fils égarés dans une certaine cohérence.

Abraham Moïse Tshinkola

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