Economie

Afin de mettre fin à l’exploitation clandestine de la mine uranifère de Shinkolobwe : José Mpanda, le CGEA, la CNPR et le CRGM pour l’érection d’une clôture pour empêcher toute incursion et intrusion

La mine de Shinkolobwe, riche en uranium, cobalt et cuivre, est située à 25 km à l’Ouest de la ville de Likasi et à 130 km à l’Est de la ville de Kolwezi dans le territoire de Kambove, dans l’ex Katanga, au Sud-est de la République Démocratique du Congo (RDC). La mine uranifère fut officiellement fermée et interdite à l’exploitation en janvier 2004 par une ordonnance du président Joseph Kabila Kabange. Malgré cette interdiction, elle est toujours l’objet d’exploitation clandestine. L’interception de trois minibus bourrés des minerais près de Likasi et dont la provenance serait la mine de Shinkolobwe a mis la puce à l’oreille du Warrior José Mpanda Kabangu. Une enquête est en cours pour déterminer si effectivement et exactement l’origine de ces minerais saisis est cette mine interdite ou une autre, étant donné qu’il y a des entreprises minières qui opèrent dans le périmètre. Ce sont des mobiles qui ont provoqué le déplacement urgent, le jeudi 26 août 2021, du ministre de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique (MRSIT) dans cette mine.

Après sa descente dans cette mine uranifère, le ministre de la RSIT, Me José Mpanda, et ses experts du Commissariat Général à l’Energie Atomique (CGEA), du Comité National pour la Protection contre les Rayons Ionisants (CNPR) et du Centre de Recherches Géologiques et Minières (CRGM), ont eu deux réunions marathons, vendredi 27 août et samedi 28 août derniers avec le gouverneur de province du Haut-Katanga, M. Jacques Kyabula Katwe, qu’entouraient tous les membres du Conseil provincial de sécurité. Objet de la réunion ? C’était pour statuer sur la sécurité de la mine de Shinkolobwe qui connaît des incursions de quelques exploitants artisanaux clandestins.

A l’issue de ces deux réunions, certaines mesures préventives ont été prises, avant que le Gouvernement central ne statue définitivement sur la question. C’est notamment la construction de la clôture autour de toute la mine pour ainsi empêcher les exploitants clandestins d’y accéder.

” En tant que République, en tant que province, nous avons cette lourde responsabilité de pouvoir sécuriser ce site et nous devons nous conformer à la législation congolaise et même aux lois internationales. Il y a certaines mesures qui ont été prises en ce qui concerne ce site de Shinkolobwe, notamment la construction d’une clôture dans l’immédiat. Et puis, une autre descente est envisagée ensemble avec les autorités de la Générale des Carrières et des Mines (Gécamines SA) pour qu’il y ait confrontation sur le terrain en dehors du mouvement qu’on a effectué avec Son Excellence Monsieur le Ministre de la Recherche Scientifique. On a envisagé que la sécurisation de ce site soit réelle et le Gouvernement central est très regardant sur ça ”, a déclaré à la presse au sortir de la réunion de samedi 28 août, le ministre provincial des Mines du Haut-Katanga, M. Georges Mawine.

Outre la clôture dont la nature n’a été donnée, si elle sera en briques ou en fils barbelés, il est aussi prévu l’emplacement de plusieurs caméras de surveillance et le renforcement des effectifs des agents de sécurité, notamment de la Police Nationale Congolaise (PNC) et de l’Armée nationale (FARDC).

Pour rappel, c’est du gisement de Shinkolobwe que fut extrait l’uranium qui permit aux États-Unis d’Amérique de construire la bombe atomique lancée sur Hiroshima en août 1945. Celle lancée sur Nagasaki étant à base de plutonium issu de réacteurs nucléaires, eux-mêmes alimentés par le combustible uranium.

L’uranium fut vendu aux Américains dans le cadre du projet Manhattan par M. Edgar Sengier, à l’époque Directeur de l’Union Minière du Haut Katanga (UMHK), qui avait eu l’intuition de l’importance de l’uranium et avait fait transporter 1 500 tonnes de ce minerai à New York dès 1939.

En plus de l’exploitation clandestine, la mine d’uranium est fermée à cause aussi du coût d’exploitation et de sa dangerosité (Ndlr: le 9 novembre 1954, 27 travailleurs congolais y perdirent la vie).

Dieudonné Buanali

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